AL AKHAREEN

AL AKHAREEN

FRANCE, SYRIE, PALESTINE

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Biographie 

OSLOOB et NAÏSSAM JALAL cultivent une voix profonde et poétique allié d’un groove sans faille, revendicatif et puissant.

Nominée aux Victoires du Jazz 2018, Artiste associée à l’Estran 2018-2020,”Coup de Cœur 2017″ de l’Académie Charles Cros, “4 f” Télérama, “4*” Jazz Mag, “Indispensable” Jazz News pour l’album “Almot Wala Almazala”, Groupe Révélation 2017 de Citizen Jazz avec le quintet Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance.

Depuis plusieurs années, la flûtiste franco-syrienne NAÏSSAM JALAL dévoile un univers musical personnel et vibrant qui, tant sur le fond que sur la forme, redonne tout son sens au mot liberté. Dans une recherche et une curiosité sans cesse renouvelées, elle brille par sa virtuose capacité à tisser les liens entres différentes cultures musicales et différents champs esthétiques. L’engagement par et dans la musique, la traversée des frontières, telles sont les lignes directrices de ses multiples projets artistiques qui n’ont cessé de surprendre grâce à leur originalité, leur authenticité et leur qualité artistique.

La nouvelle formation AL AKHAREEN (“les autres” en arabe) qui l’associe au rappeur, chanteur, beatboxer et producteur palestinien OSLOOB est conçu comme « une réflexion sur l’altérité, un saut en avant vers un espace commun à construire, une déambulation insolente d’un côté et de l’autre des frontières imaginaires qui morcèlent la musique et le monde ».

« AL AKHAREEN, mais qui sont-ils ? Des hommes et des femmes bien réels ? Une peur ancestrale ? Une construction médiatique ? Une projection fantasmagorique ? Du voisin à l’étranger, du nouveau au migrant, l’autre est vaste mais il est différent.

Et nous autres, qui sommes-nous ? Osloob est né dans un camp de réfugiés au Liban, je suis fille d’immigrés syriens en France. Lui Palestinien là-bas, moi Arabe ici.
Ce que nous incarnons est lié à une histoire violente, à des guerres auxquelles nous n’avons pas participé mais dont nous subissons les conséquences. Nous avons dû faire face au rejet de sociétés qui, de différentes manières, refusent notre présence et notre existence en leur sein.

Chacun de nous, malgré nous, nous incarnons l’autre, l’étranger, l’ennemi.

 

 

J’ai rencontré Osloob en 2008 à Beyrouth quand un producteur m’a invité à jouer avec son groupe, le légendaire KATIBEH 5, pour la sortie de leur album. Je suis retournée à Beyrouth de nombreuses fois, parfois plusieurs mois, pour travailler avec lui. Osloob produisait des instrus, non seulement pour son groupe, mais pour une armée de rappeurs dans tout le monde arabe, du Liban au Maroc en passant par la Palestine, la Syrie, la Jordanie ou la Tunisie. J’enregistrais des impros sur ces instrus et il samplait les phrases qui lui plaisaient.

En 2014, Osloob s’est installé en France et l’idée de travailler ensemble d’une manière nouvelle a germé. Nous avons commencé par jouer en duo, lui aux machines, à la voix et au beatbox, et moi aux flûtes. Après quelques concerts, notre duo s’est transformé en trio avec Dj Junkaz Lou aux platines. Puis nous avons voulu aller plus loin dans le côté instrumental et jazz de notre formation et avons convié Mehdi Chaïb aux saxs et aux percus, Sébastien Le Bon à la batterie et Viryane Say à la basse.

La musique que nous jouons est un trait d’union entre deux mondes : les musiques instrumentales et électroniques font corps et ne peuvent être séparées l’une de l’autre, ni appréhendées l’une sans l’autre. Les instrus que nous avons produites ensemble ont précédé l’écriture des thèmes : une fois l’instru composée aux machines, Osloob écrivait un texte et moi un thème, comme si le thème était un texte à part entière. Le rap d’Osloob est conçu comme un chant mélodique et rythmique et ma flûte comme le flow d’un deuxième rappeur.

AL AKHAREEN est le fruit de plusieurs années de travail et de réflexion commune. Quelle est la place du hip-hop et du jazz dans le monde aujourd’hui ? Au delà de styles musicaux que l’on a cloisonnés, n’est-ce pas aussi le cloisonnement des sociétés qui apparaît là avec un hip-hop populaire et un jazz élitiste ? Ce sont ces frontières que nous voulons détruire avec une musique neuve, émancipée de ces déterminismes.

Cette expérience musicale se construit comme une danse de points de vues. Tantôt ici, tantôt là. L’autre par sa diversité échappe aux cases, aux classements. L’autre existe et il faudra apprendre à faire avec. Naïssam Jalal

 

BIOS DES MUSICIENS DU GROUPE

OSLOOB
Rappeur, beatmaker et beatboxer Palestinien né au Liban, Osloob est le fondateur du groupe Katibeh 5. Il a réalisé avec et pour ce groupe 2 albums : Ahla fik bil Mokhayamat (« Bienvenue dans les camps de réfugiés ») et Al tareeqwahed marsoum (« Un seul chemin est tracé »). En parallèle il multiplie les collaborations avec des rappeurs et chanteurs des quatre coins du monde arabe : Liban (AlTofar, Edd Abbas, Rayess Bek, Malika), Palestine (Maqdessi, MC Gaza, Rami GB, Khaled Harara, Watan), Jordanie (Macadi Nahhas, Torabya, Sati, Kazz), Syrie (Abu Gabi, Rami Sabbagh), Egypte (Abdallah Minyaoui), Tunisie (Malik du groupe Armada Bizerta, Amin), Algérie (Diaz de MBS), Maroc (Al Haqed) En tant que beatmaker, Osloob a produit également 3 mixtapes : Osloob/Maqdessi , Fasl  qui réunit uniquement des rappeurs palestiniens des territoires de 1948, Cisjordanie, Gaza, Liban et Jordanie, Aal Hefe, album conçu comme un film sonore dans lequel chaque rappeur interprète un rôle dans la narration.
Depuis son arrivée en France en 2014, Osloob a partagé la scène avec de nombreux musiciens comme Amazigh Kateb, Médéric Collignon, Mike Ladd, Mamani Keita, Sofiane Saidi & Mazalda, Hubert Dupont, Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance, etc.

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NAÏSSAM JALAL
De parents syriens, Naïssam Jalal naît à Paris. Elle étudie la flûte traversière classique dès l’âge de 6 ans. À 17 ans, elle découvre l’improvisation et tourne avec Tarace Boulba en France et au Mali.
À 19 ans, en quête de ses racines, elle part étudier le nay au Grand Institut de musique arabe de Damas en Syrie,puis au Caire avec le grand maître violoniste Abdu Dagher. En Égypte, elle joue avec Fathi Salama dans les théâtres les plus prestigieux et participe à la création des groupes Eldor Elawal et Bakash.
De retour en France en 2006, Naïssam accompagne le rappeur libanais Rayess Bek à travers l’Europe et le monde arabe et se produit régulièrement avec le oudiste égyptien Hazem Shaheen. En 2009 elle signe l’album « Aux Résistances » avec Yann Pittard et joue en France, en Syrie, au Japon, au Liban, en Tunisie…
Du rap au jazz contemporain, en passant par le tango ou l’afrobeat, on trouve Naïssam aux côtés de la crème des musiciens africains de la scène parisienne (Cheikh Tidiane Seck, Mamani Keita, Hilaire Penda, Moh, Hervé Samb…) ou des grands noms du jazz français et international (comme Hamid Drake, Michael Blake, Médéric Collignon, Nelson Veras, Claude Tchamitchian…), de la musique arabe (Amazigh Kateb, Karim Ziad, Youssef Hbeish, Ahmad Alkhatib) ou d’Amérique latine (Melingo). Elle enregistre avec Abdoulaye Traore, Mohamed Diaby, Napoleon Maddox, Aziz Sahmaoui, Mike Ladd, Sébastien Giniaux, le groupe de rap palestinien Katibeh 5 et compose la musique de quatre longs métrages.
Depuis 2011, son quintet Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance tourne dans les festivals de jazz en France et à l’international. Ses deux albums, sortis en 2015 et 2016 sont très remarqués par la presse. En 2017 elle lance un nouveau trio Quest of the Invisible avec Leonardo Montana au piano et Claude Tchamitchian à la contrebasse, dont l’album sortira en 2019.

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MEHDI CHAIB
Mehdi entre au conservatoire à 8 ans pour étudier le saxophone. A 17 ans, il découvre le jazz et l’improvisation. En 2000, il s’installe à Paris pour étudier à l’American School of Modern Music et intègre Tarace Boulba et Zetlab. Entre 2003 et 2008, il se rend en Afrique pour plusieurs tournées (Mali, Sénégal, Maroc, Comores) qui constituent un tournant majeur dans le développement de son expression. S’en suit un parcours riche de rencontres et de concerts à travers le monde. Il tourne aujourd’hui avec Fanfaraï Big Band, Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance, Global Gnawa, Artefact et co-dirige depuis 2008 l’orchestre de musiciens amateurs 93 Super Raï Band.

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VIRYANE SAY
Bassiste-choriste et musicienne intervenante, Viryane a étudié la basse électrique aux conservatoires de Noisiel et de Montreuil dans le département Jazz, après un début en autodidacte dans un groupe de rock. Elle a toujours participé à diverses formations aux esthétiques variées (funk, hip-hop, rock, surf-music, métal, improvisation libre…). Parallèlement à ses projets personnels, elle a officié en tant que bassiste-choriste pour Jean-Louis Aubert, Camille Bazbaz, Helena Noguerra, Daniel Darc, Brice Kapel, Abdallah Oumbadougou, Daby Touré, Princess Erika…

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DJ JUNKAZ LOU
Beatmaker & DJ de la scène parisienne et du hip-hop indépendant, Junkaz Lou utilise les platines comme un instrument archaïque. Il est notamment connu pour son travail avec Kool Keith (Dr Octagon/Black Elvis), RZA (Wu-Tang Clan) ou encore le Rappeur Français Rockin’ Squat (Assassin), Bams… En live, il se distingue par sa virtuosité et sa technique aux platines. On a pu le retrouver sur scène auprès du duo Electro Français Sporto Kantes, Fantazio mais également avec les Jazzmen Craig Harris, David Murray et Louis Sclavis…

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SÉBASTIEN LE BON
Sébastien commence à jouer de la batterie a 18 ans et intègre le groupe Tarace Boulba avec lequel il tourne pendant
4 ans. Il a l’occasion de tourner à l’international avec divers artistes tels que Tryo, Désert Rebel, Amazigh Kateb, etc… Il développe parallèlement son propre projet Jaystep.

 

Formation

En trio (avec Dj Junkaz Lou) ou à 6 tet.
OSLOOB : voix, beatbox, machines, composition
Naïssam Jalal : flûte, nay, voix, composition
DJ Jukaz Lou : platines
Mehdi Chaïb  : saxophone, percussions
Viryane Say : basse
Sébastien Le Bon
: batterie

Pour Info

Groupe résident en France et disponible, toute l’année, à la programmation et pour des actions pédagogiques.

PRESSE

Jazz News – Francisco Cruz
“ La résistance invoquée par Naïssam Jalal est actuelle, elle se joue dans le patio de nos maisons planétaires et hyper connectées. Chant de tolérance, sa musique – engagée, belle, courageuse, improvisée – sonne comme un rempart contre le fanatisme religieux et le repli sécuritaire qui déchirent notre quotidien.”

 

L’Humanité – Fara C
“ Naïssam Jalal signe un abum qui se distingue par la force de sa facture musicale et de son propos. Par son souffle fertile, elle relie avec magnificence maqams, gammes pentatoniques d’Afrique, improvisation jazz et technique du beatbox inventé par le rap afro américain.”

 

Télérama – Anne Berthod
” C’est le charme de ce groupe, qui confronte au flow guttural et chaud du rappeur les belles stridences de la flûte traversière et le velours de la flûte ney. Adepte du souffle-chanté, voire du souffle rappée, la musicienne a le feeling versatile “

 

Rémy Kolpa Koupoul (radio Nova)
“ Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance” : Lady flûte on the groove
” Née à Paris de parents syriens, Naïssam Jalal a étudié la musique à Damas puis au Caire, elle a quadrillé le Moyen Orient mais c’est sur les scènes parisiennes qu’elle s’est fait connaître (et apprécier), groovant avec sa flûte dans les galaxies jazz, orient et afro, où elle excelle (avec Tony Allen, Cheikh Tidiane Seck, Debademba). Elle est en quelque sorte la cousine musicale de Magic Malik. Une entreprenante et intrépide soliste, avec un groupe de jeunes loups du jazz et bien plus. ”