BANIA

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FRANCE - ALGERIE

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Biographie 

Les 8 musiciens de BANIA vous entraînent à la rencontre des rythmes et chants du Sahara algérien et d’un héritage musical et spirituel fascinant, qui prend ses racines en Afrique noire pour s’épanouir au Maghreb à travers le Diwane (gnawa) algérien, l’ahellil ou le gouaril.

Porté par la voix puissante et intense de Hafid Bidari, le groupe BANIA en donne une vision contemporaine à travers une fresque d’expérimentations inédites, où la complexité rythmique des percussions et du goumbri, associée à l’énergie et à la fougue des guitares, mènent l’ensemble vers une inexorable transe.

BANIA est né en 2005 sous l’impulsion de Hafid Bidari. La formation s’est d’abord concentrée sur la pratique du répertoire traditionnel du Diwane, style qui correspond aux musiques et danses  Gnawa d’Algérie encore très méconnues contrairement aux Gnawa marocains. Le groupe participe tout autant à des cérémonies traditionnelles organisées par la diaspora algérienne qu’à des concerts dans des lieux de concerts ou des festivals. Après s’être consacré au traditionnel, le groupe s’est mis à composer, à intégrer de nouveaux instruments et de nouvelles personnalités (notamment les guitaristes et arrangeurs El Hadi El Hassar et Thierry Fournel).

Toujours sous l’impulsion de Hafid, un nouveau répertoire s’est créé, joué par une formation qui prend de l’ampleur avec des percussions, la batterie, la basse et des guitares. A chaque prestation scénique, c’est la ferveur qui saisit le public (lors de nombreux concerts en région parisienne, de festivals comme celui de Timgad en Algérie, au Portugal, etc…)

En 2012 a débuté l’élaboration de l’album « Alwane » dont chaque titre est une escale singulière qui explore les rythmes du grand désert algérien ( Diwane,  Ahellil ou Gouaril), teintée de blues, à la rencontre d’un héritage musical et spirituel fascinant qui prend ses racines en Afrique noire pour s’épanouir au Maghreb. « Alwane », qui signifie les couleurs en arabe, en donne une vision contemporaine à travers des compositions et des arrangements originaux où la complexité rythmique des percussions et du Guimbri (basse traditionnelle des gnawa) s’associent à la fougue et l’énergie des guitares pour mener à une inexorable transe. D’illustres invités ont collaboré au disque dont le batteur de renom Karim Ziad et le bassiste Youcef Boukella fondateur de l’Orchestre National de Barbes.

L’album, 13 titres,  sortira le 20 avril 2015 !

Abdelhafid  (Hafid)  Bidari est né à Oran en 1970 et a participé depuis son très jeune âge aux Diwane (nom donné aux cérémonies des Gnawa algériens) qui se tenaient dans la maison familiale. Son enfance a été baignée par les musiques originaires du désert mêlant, gouaril, baroud et hallali. Les rythmes du Sud ne l’ont plus quitté et ont guidé son parcours artistique qui l’a d’abord mené au théâtre contemporain pour lequel il a été musicien (théâtre régional d’Oran, de 1990 à 1995).  Dans cette institution, il a rencontré et collaboré avec des danseurs et a fini par conduire sa propre troupe de danse traditionnelle à travers l’Algérie et la France jusqu’en 2003. Ce détour par le travail du corps est, jusqu’à aujourd’hui, présente dans l’œuvre de Hafid.

En 2008, Hafid  intègre le groupe mythique de l’Orchestre National de Barbès, avec lequel il enregistre deux albums et tourne dans le monde entier jusqu’en 2013. Il y a apporté son bagage musical avec sa voix puissante et envoûtante tout en collaborant à la composition et aux arrangements du répertoire.

En parallèle, Hafid perpétue la pratique des danses et musiques Gnawa d’Algérie en montant sa propre formation « BANIA ». Au fil des années il y mêle des créations plus personnelles qu’il compose au gré de ses inspirations, de ses rencontres et de ses nostalgies. C’est ainsi que, peu à peu, la formation BANIA s’est enrichie de nouvelles personnalités, s’est mise à composer jusqu’à décider en 2012 de réaliser son propre album « Alwane ». Fruit de deux années de travail, c’est désormais dans ce projet à la fois personnel et collectif que Hafid se consacre, projet dans lequel il y a mis toute son âme et son expérience.

Formation

Formation traditionnelle ou plus actuelle de 5 à 8 musiciens avec :

Hafid Bidari (auteur, compositeur, arrangeur)  : chant, gumbri, karkabou, bendir.
Thierry Fournel (co-compositeur, arrangeur) : guitare, ngoni, choeurs.
El Hadi El Hassar(co-compositeur, arrangeur) : guitare, karkabou, choeurs.
Billel Soudani : gumbri, karkabou, choeurs.
Michel Petry : batterie
Emrah Kaptan : basse
Khireddine Medjoubi : percussions, karkabou, choeurs.
Mohammed Menni : percussions, karkabou, choeurs.

Pour Info

Groupe résident en France et disponible, toute l’année, à la programmation et pour des actions pédagogiques.

PRESSE

Alwane – Bania (fff) – Télérama
“Le Sahara compte de nouvelles voix captivantes pour propager ses traditions afro-berbères. Rompue dès l’enfance aux cérémonies du diwane (le gnawa d’Algérie), celle de Hafid Bidari ­a mitonné dans le chaudron de l’Orchestre national de Barbès. Avec Bania, son groupe formé dans la diaspora, ce chanteur à la voix grave en rénove le répertoire en mêlant les guitares aux âpres riffs du guembri, la batterie aux frappes vibrantes du bendir. Porté par la frénésie des karkabous, le tout compose ­un florilège puissant de choeurs tournoyants et de syncopes électrifiées : la transe est chaleureuse.” Anne Berthod – Avril 15 – Télérama

“La musique héritée des Gnaouas algériens est moins connue que celle du Maroc, popularisée à l’échelle mondiale par le Festival Gnaoua & Musiques du monde d’Essaouira. Pourtant, un des programmateurs du fameux festival, le batteur Karim Ziad (notre photo), est algérien : une belle leçon d’ouverture. C’est donc naturellement que Bania, fondé en 2005 par le chanteur algérien Hafid Bidari, a invité le maître de la batterie dans l’album du groupe, Alwane. Cet excellent CD est consacré au diwane (appellation de la cérémonie des Gnaouas algériens). Si les pièces puisent largement dans le répertoire ancestral, Bania imprime sa singularité, à l’image du luth ngoni malien insufflant parfois ses notes cristallines. Classé patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco, le rythme ahellil, de la région de Timimoun, innerve le titre Gourara avec vigueur et vénusté.” Les coups de Coeurs de Fara C – Avril 15 –  L’Humanité

“Si le gnawa marocain, rituel musical et mystique hérité des esclaves noirs et pourvu par la tradition de pouvoirs curatifs, est assez bien connu en Occident grâce à ses dérivés profanes, il n’en va pas de même de son équivalent algérien, le diwane. A la tête de Bania, Hafid Bidari le définit comme une grande fête ouverte à tous. Dans Alwane, conjuguant ferveur et convivialité, le groupe pare ses chants débordants de joie de guitare électrique, de batterie et de n’goni malien, teintant judicieusement la tradition de rock. Sur scène, la fête promet d’être complète.” Louis-Julien Nicolaou – Mai 15 – Les Inrocks

“…Les rythmes ancestraux, marqués notamment par les castagnettes «karkabou» (et sur le clip de «Bismillah» on entendra aussi les polyrythmies complexes créées par les seuls battements de mains, en décalage, d’une demi-douzaine d’officiants), sont réveillés ici par les accords rock de guitares électriques. Car Allah est grand comme le savent les musulmans, mais Allah n’est pas ringard et s’ouvre volontiers à la modernité, quand il s’agit de le chanter gaiment et joyeusement, comme le savait déjà David Roi des Juifs en Israël jadis, et comme le savent aussi les chrétiens noirs américains, cousins africains d’outre-Atlantique des Noirs maghrébins, qui ont considérablement dépoussiéré les musiques religieuses chrétiennes, orgue et Jean-Sébastien Bach et musiques solennelles, en y adjoignant les rythmes parfois très dansants du gospel et de la «soul music» – qui veut dire «musique de l’âme». …..
Bref, adeptes de la voie soufie musulmane, qui privilégient la musique et la danse comme mode d’accès à Dieu, selon une tradition qui remonte au Moyen-Age, les musiciens du Diwane algérien traditionnel, comme ceux du groupe Bania, nous montrent une facette de la religion musulmane que beaucoup d’Occidentaux continuent encore d’ignorer : joyeuse, dansante, et tolérante, car métissée et ouverte à toutes les influences, de l’Afrique…. au rock’and’roll !”  Nadia Khouri-Dagher – Mai 15 – Muzzika – Babelmed – lire l’intégralité ici 

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Le communiqué de presse de l’album :

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Références

Festival Scènes d’été à La Villette (Paris) – Festival International de musique Diwane ( Alger) – Centre culturel algérien de Paris – Institut des Cultures d’Islam (Paris) – Théâtre Berthelot (Montreuil), New Morning,