SIDI BEMOL

SIDI BEMOL

FRANCE - ALGERIE

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Biographie 

Hocine Boukella, alias SIDI BEMOL, est l’un des auteurs-compositeurs et interprètes algériens les plus prolifiques et respectés de sa génération. Avec dix albums au compteur – dont le dernier « L’Odyssée de Fulay »  sorti en avril 2017 – sa musique, en perpétuelle ébullition créative, n’a cessé de se renouveler ! Biologiste de formation, dessinateur-caricaturiste (sous le pseudo de Elho), mais également musicien hors-pair, Hocine Boukella est un artiste complet aussi à l’aise dans l’alchimie des mots, des rythmes et des notes que dans le maniement de la plume, du crayon ou de la palette graphique. D’un jeu de maître et sans bémol, l’artiste protéiforme – né à la fin des années cinquante, dans le quartier de Belcourt à Alger et débarqué à Ivry-sur-Seine dans les années 1980 dévoile un univers singulier et ouvert sur le monde. Inclassable par volonté, le musicien porte en lui l’amour de la découverte et du voyage au-delà des frontières.

Du rock’n’roll et du blues avec « Gourbi rock », à l’exploration des registres tziganes, celtiques, berbères, gnawas ou chaâbis, SIDI BEMOL navigue librement entre toutes ses influences musicales. Il ne cesse de rendre hommage aux voyageurs eux-mêmes, marins et multiples autres personnages attachants auxquels ses chansons donnent vie. Toujours hors des sentiers battus, « Monsieur Bémol », comme ses fans le nomment, revisite les traditions, les lexiques, les concepts, les mythologies et, « dribblant la nostalgie », il propose un monde alternatif et coloré Jethro Tull côtoierait la légende algérienne du chaâbi Hadj M’rizek.

Passeur de mémoire lorsque, en véritable chercheur, il part à la rencontre du patrimoine musical berbère et se réapproprie les histoires des marins ou des dieux, il tisse ce lien précieux entre l’imaginaire et la réalité, le passé et le présent. L’éclectisme de son public et de ses formations musicales, témoignent de la capacité de SIDI BEMOL à fédérer les générations, à construire des passerelles entre différents milieux et disciplines.

Accompagné depuis de nombreuses années par l’excellent guitariste Abdenour Djemaï, il a fait appel aux multi-instrumentistes Damien Fleau et Maxime Fleau et au bassiste Eric Rakotoarivony. Une jeune génération de musiciens talentueux formés au jazz et à l’improvisation au Centre des Musiques Didier Lockwood apporte au projet tout autant qu’elle n’en reçoit. Ce désir de liberté, SIDI BEMOL en a fait un élément incontournable de sa carrière, en créant ses propres moyens de production avec CSB Productions en 2003. Cette structure lui permet de contribuer au développement d’artistes jeunes et moins jeunes, mais toujours novateurs, à l’instar d’Abou Diarra ou de Maria Teresa & Moustaki Quartet en 2016.

Les 3 projets de Sidi Bémol disponibles à la programmation en 2018-19 :

L’ODYSSEE DE FULAY,  Chants Berbères Antiques
Entre mythe et réalité, musique, graphisme et théâtre, à la rencontre de la diversité des cultures méditerranéennes, le nouveau spectacle de SIDI BEMOL est conçu autour de la figure mythologique berbère de « Fulay », restée célèbre pour avoir flirté avec les Dieux avant de redevenir simple mortel. Inspiré de lœuvre d’Apulée, auteur latin des « Métamorphoses », ce nouveau spectacle rassemble douze chants inspirés du répertoire traditionnel algérien et écrits en kabyle par le poète Améziane Kezzar à partir de récits mythologiques sur Gaïa (la mère de la Terre), Héphaïstos (le maître de l’au-delà) ou encore Anzar, (le dieu berbère de la pluie et de la fertilité). La voix de Hocine Boukella y passe du chant au conte en dévoilant une histoire captivante d’une grande modernité.

Toucher au mythe peut être un exercice périlleux lorsque l’on sait à quel point ce dernier divise… Pourtant, en créant des ponts entre les mythologies amazighs, grecques ou latines et en nous rappelant sans tabou à notre culture païenne originelle, Hocine Boukella nous propose une lecture aussi novatrice qu’apaisante. Sa force réside dans sa capacité à rappeler le passé au présent et inversement. En effet, en nous immergeant dans ce théâtre de la Numidie, ancien royaume qui couvre le territoire actuel du nord de l’Algérie, le conteur célèbre ces chants berbères, aujourd’hui encore associés à des moments de la vie quotidienne comme l’arrivée du printemps ou de la nouvelle année, la naissance ou le décès. Accompagné des percussions de Maxime Fleau, des instruments à vent ou du piano de Damien Fleau et mis en scène par Ken Higelin, « l’Odyssée de Fulay » se raconte également sur le disque au travers des dessins de Elho. Ce spectacle est définitivement la promesse d’un moment complet et divertissant, adressé autant aux adultes qu’aux plus jeunes, aux amateurs de musiques qu’aux passionnés d’histoires. Pas étonnant donc, que le projet ait séduit le Théâtre Antoine Vitez de Ivry-sur-Seine, qui a participé à cette création.

CHANTS DE MARINS KABYLES – « Izlan Ibariyen »
«Izlan Ibariyen» est une immersion musicale et poétique dans l’univers des chants marins kabyles. C’est le souvenir des pêcheurs du petit port d’Alger et l’attachement à la mer qui ont fait naître chez Hocine Boukella, l’envie d’explorer l’esprit de ces chants, façonné par un monde de légendes et de récits de vies, et dont il ne reste que peu de traces hors de la tradition orale. Empruntant le texte à la plume romanesque de son ami le poète kabyle Ameziane Kezzar et la musique aux chants marins traditionnels français et anglais, le musicien rend un hommage unique en son genre aux hommes de la mer. Avec justesse, il y évoque la réalité d’une vie d’itinérance, de travail, d’amours perdus ou de vie en communauté ainsi que le quotidien en mer à la merci des éléments et investi de créatures chimériques.

Si les 24 chansons des deux volumes de « Izlan Ibariyen » (2009, 2013) célèbrent les falaises de Kabylie, elles demeurent des passerelles entre toutes les rives de la Méditerranée. A l’image des marins qu’il célèbre, SIDI BEMOL confirme son talent de navigateur hors pair entre la tradition et la modernité, entre la gravité des sentiments et la légèreté libératrice d’une humanité généreuse et festive. En 2015, l’acteur, humoriste et écrivain algérien Fellag découvre avec bonheur le travail de Hocine Boukella. A l’occasion des Nuits de Fourvière (2017), les deux artistes s’associent pour une création commune autour de ce répertoire.

 – GOURBI ROCK
Qu’il signe la naissance d’un nouveau genre musical ou qu’il demeure une simple appellation héritée de la plume du journaliste algérien Aziz Smati, le « gourbi rock » de SIDI BEMOL continue à surprendre et à questionner. L’album « Gourbi Rock » est à l’image de son créateur : libre. Bercé très jeune par une multitude d’influences et issu d’une famille de musiciens (son frère a crée plus tard l’Orchestre National de Barbes), Hocine Boukella se souvient encore de cette émission de radio sur les ondes algériennes mettant chaque semaine un album à l’honneur. Grâce à cette dernière, il évolue, déjà très jeune, entre Jimmy Page, le jazz ou la musique classique et une question germe en lui. En effet, pourquoi les instruments, les rythmes, les harmonies devraient-ils rester cantonnés à des genres musicaux, des continents ?

Dans une orchestration basse-guitare-batterie aussi épurée qu’efficace, le musicien répond à cette question par lexploration musicale, mêlant des riffs de guitares électriques hérités de The Police ou des Stones, de Banjo du chaâbi (musique populaire algéroise), des blues profonds aux rythmiques et chansons traditionnelles gnawas.

Avec le temps, le guitariste et chanteur parvient à développer ce son très personnel, bien loin du désordre d’un gourbi, car la cohérence des rencontres entre les genres musicaux est ici immédiate !
Sidi Bémol vous entraîne
à la rencontre de personnages touchants comme Walou (Rien) ou Lalla Garmiya. Car au-delà du musicien, le Cheikh-poète dévoile des textes forts, évoquant avec justesse la dureté de certains sentiments et posant avec lucidité un regard critique sur le monde qui nous entoure (Wachen Hada, Yaxi Halla).

Formation

L’ODYSSEE DE FULAY,  Chants Berbères Antiques
Hocine Boukella :
auteur du récit, compositeur-arrangeur des musiques, musicien et chanteur.
Damien Fleau : xylophone, flutes, piano, chœur.
Maxime Fleau : percussions, clarinette, chœur.
Kên Higelin :
mise en scène.
Ghislaine Herbera :
scénographie.

CHANTS DE MARINS KABYLES – « Izlan Ibariyen »
Hocine Boukella : guitare, chant
Abdenour Djemaï : guitare, chœurs
Eric Rakotoarivony: basse, chœurs
Damien Fleau : saxophones, chœurs
Maxime Fleau : batterie, chœurs.

GOURBI ROCK
Hocine Boukella :
guitare, chant
Abdenour Djemaï :
guitare, chœurs
Eric Rakotoarivony ou Jean Rollet-Gérard :
basse
Damien Fleau :
saxophones, chœurs
Maxime Fleau :
batterie, chœurs.

 

Pour Info

Groupe résident en France et disponible, toute l’année, à la programmation et pour des actions pédagogiques.

PRESSE

“Un blues’n’roll attitude…. Troubadour au sens noble du terme, passeur entre Orient et Occident, son “Afya” nous ouvre les portes d’une perception du monde apaisée, dans la joie, la danse, et finalement la bonne humeur. Et l’on découvre une musique enivrante, un personnage attachant, un album neuf (9), où l’on plane et où l’on remue.. Que dire d’autre tant la sérénité de Sidi Bémol s’entend dans nos oreilles, que dire d’autre de cette paix chaleureuse si ce n’est qu’il va falloir dénicher les huit précédents” > Centre Presse

“Il navigue subtilement entre chants traditionnels et musiques contemporaines, claironnant que l’ouverture sur le monde provoque les rencontre les plus riches. On veut bien le suivre au bout du monde !”>Racines

“Artistique atypique et iconoclaste, Sidi Bemol est un curieux du monde. Il prouve sur ce disque qu’il n’a rien perdu de sa créativité. Sa voix rauque et chaude glisse sur sa poésie” > Le Populaire du Centre 

Tel un barde un brin désabusé, un stoïcien amusé qui aurait enfin pu jeter à la mer ces cartes, fiches et tampons qui déterminent ici-bas la condition de l’exilé (“Etranger où que j’aille, / Mes drapeaux, mes médailles / Ne sont que des chansons / Juste un détail”, chante-t-il dans Apatride), Sidi Bemol y poursuit sa navigation entre folk berbère, chaâbi algérois et chant indien, s’offrant même une interprétation personnelle d’un titre du génie du qawwali Nusrat Fateh Ali Khan pour délivrer son ultime sagesse : “L’amour est mon juge / Quoi qu’il advienne” > Les Inrocks

Références

Sélection officielle Visa For Music 2015 (MAROC), Festival du chant de marin, Festival de Tabarka (TUNISIE), New Morning, Cabaret Sauvage, Festival de lOh !, Festival Villes des musiques du Monde, Festival des Musiques dici et dailleurs, Festival International de la BD (FIBDA), Festival de la littérature dAlger (FELIV), Festival Strasbourg Med, Festival Panafricain, Festival Nuits dAfrique, Sunfest Festival (CANADA), Institut du Monde Arabe, Festival du Monde Arabe, Festival Toucouleurs, MuCem, Scène d’été à la Villette, Timitar, EL GANAÏNA (Egypte), …

Voir le bon documentaire, réalisé par Mohamed Berkani : “Cheikh Sidi Bémol : Sur le Chemin de Bouzeguène”