SIDI BEMOL

SIDI BEMOL

FRANCE - ALGERIE

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Biographie 

Nouvel album CHOUF ! (Regarde !) sorti le 21 août 2020 !
(CSB Productions / RFI Talent – L’Autre Distribution)

Hocine Boukella, futur Sidi Bemol, naît à Alger en 1957. Il grandit dans le quartier de Belcourt.

Dans les années 80, il étudie la biologie à l’université de Bab Ezouar, tout en taquinant la guitare et la plume. Il évolue dans les milieux underground où les musiques maghrébines novatrices sont en gestation ; il réalise ses premières bandes dessinées, mais ses planches sont clouées au pilori par une censure frileuse.

En 1985, il débarque à Paris pour un doctorat de génétique des populations mais en 1988, après les manifestations d’octobre à Alger, il décide de quitter le monde de la science pour se consacrer à l’art.

Il publie des dessins de presse dans diverses revues en France et en Algérie, il dessine des affiches, des pochettes d’albums, il participe à des expositions et il multiplie les petits boulots.

Avec des compagnons de galère, il monte un groupe de rock « qui fait plus de chantiers que de concerts ». Il a des problèmes de papiers et connaît une éprouvante période de clandestinité.

En 1997, il créé et dirige l’Association L’Usine à Arcueil, avec des amis artistes, la plupart algériens fraîchement débarqués. Ce collectif occupe et gère un immeuble transformé en locaux de répétition et enregistrement, et en ateliers de graphistes. Le lieu devient vite un point de ralliement incontournable pour la scène algérienne de paris, et un laboratoire de création artistique où mûriront de nombreuses expériences musicales des années 2000 : Orchestre National de Barbès, Gaâda Diwane de Bechar, Mad in Paris, Raï kum, Thalweg…

En 1998, il sort enfin son premier album : « Cheikh Sidi Bemol » mélange inimitable de musiques traditionnelles et de guitares électriques. Il publie ensuite un album « Live à Alger » enregistré au festival Bledstock, puis les albums « El Bandi » et « Gourbi Rock » qui connaîtront un  succès retentissant en Algérie.

Ces premiers disques marquent par l’originalité d’un style nouveau, mêlant blues, rock et musiques du terroir (gnawi, chaabi, kabyle, etc.) en une synthèse tonique et bourrée d’humour.

En 2007, l’aventure L’Usine prend fin et Sidi Bemol se consacre pleinement à CSB Productions, un label qu’il a créé pour être libre de créer et de produire sa musique et celle des copains, (aujourd’hui le label regroupe une dizaine d’artistes).

Une nouvelle période commence, celle de l’expérimentation tous azimuts.

Avec la complicité du poète kabyle Ameziane Kezzar, Hocine Boukella revisite des chants marins glanés aux quatre coins du globe pour les adapter en kabyle. Deux albums sont publiés, « Izlan Ibahriyen vol. I et II (Chants Marins Kabyles, 1 et 2) ».

En 2010, il retourne sur les terres de la musique celtique qu’il avait déjà explorées avec Thalweg dix ans plus tôt et qu’il mixe joyeusement avec les airs kabyles, chaâbis et chaouis dans un album hommage aux trois villes qui l’ont nourri culturellement : « Paris Alger Bouzeguène », la troisième étant la ville d’origine de ses parents.

En 2014, il réunit des jeunes jazzmen fraîchement diplômés du CMDL avec des musiciens gitans du Radjasthan pour enregistrer l’album « Afya ».

En 2017, il créé au Théâtre Antoine Vitez, un conte musical intitulé « L’Odyssée de Fulay », spectacle à mi-chemin entre théâtre et concert, mis en scène par Ken Higelin.

Hocine Boukella n’a jamais cessé son travail de dessinateur. Il a publié plusieurs recueils de dessins et ses œuvres sont visibles sur son blog : « Le Zembrek ».

Avec son 10ème album « Chouf ! », (Regarde!), sorti en août 2020 et dédié à la révolution du sourire et à la jeunesse algérienne, Sidi Bemol retourne à ses premières amours : les rythmiques traditionnelles colorées de blues et de rock. Enregistrées live du côté de Bath en Angleterre, aux studios Real World, sous la direction artistique de Justin Adams. 

Musicien hors-pair, Hocine Boukella est un artiste complet aussi à l’aise dans l’alchimie des mots, des rythmes et des notes que dans le maniement de la plume, du crayon ou de la palette graphique. D’un jeu de maître et sans bémol,  cet artiste protéiforme dévoile un univers singulier et ouvert sur le monde.

Inclassable par volonté, le musicien porte en lui l’amour de la découverte et du voyage, au-delà des frontières.

 

Les 3 projets de Sidi Bémol disponibles à la programmation en 2020-21 :

L’ODYSSEE DE FULAY,  Chants Berbères Antiques
Entre mythe et réalité, musique, graphisme et théâtre, à la rencontre de la diversité des cultures méditerranéennes, le nouveau spectacle de SIDI BEMOL est conçu autour de la figure mythologique berbère de « Fulay », restée célèbre pour avoir flirté avec les Dieux avant de redevenir simple mortel. Inspiré de lœuvre d’Apulée, auteur latin des « Métamorphoses », ce nouveau spectacle rassemble douze chants inspirés du répertoire traditionnel algérien et écrits en kabyle par le poète Améziane Kezzar, à partir de récits mythologiques sur Gaïa (la mère de la Terre), Héphaïstos (le maître de l’au-delà) ou encore Anzar, (le dieu berbère de la pluie et de la fertilité). La voix de Hocine Boukella y passe du chant au conte, en dévoilant une histoire captivante d’une grande modernité.

Toucher au mythe peut être un exercice périlleux lorsque l’on sait à quel point ce dernier divise… Pourtant, en créant des ponts entre les mythologies amazighs, grecques ou latines et en nous rappelant sans tabou à notre culture païenne originelle, Hocine Boukella nous propose une lecture aussi novatrice qu’apaisante. Sa force réside dans sa capacité à rappeler le passé au présent et inversement. En effet, en nous immergeant dans ce théâtre de la Numidie, (ancien royaume qui couvre le territoire actuel du nord de l’Algérie), le conteur célèbre ces chants berbères, aujourd’hui encore associés à des moments de la vie quotidienne comme l’arrivée du printemps ou de la nouvelle année, la naissance ou le décès. Accompagné des percussions de Maxime Fleau, des instruments à vent ou du piano de Damien Fleau et mis en scène par Ken Higelin, « l’Odyssée de Fulay » se raconte également sur le disque au travers des dessins de Elho. Ce spectacle est définitivement la promesse d’un moment complet et divertissant, adressé autant aux adultes qu’aux plus jeunes, aux amateurs de musiques qu’aux passionnés d’histoires. Pas étonnant donc, que le projet ait séduit le Théâtre Antoine Vitez de Ivry-sur-Seine, qui a participé à cette création.

CHANTS DE MARINS KABYLES – « Izlan Ibariyen »
«Izlan Ibariyen» est une immersion musicale et poétique dans l’univers des chants marins kabyles. C’est le souvenir des pêcheurs du petit port d’Alger et l’attachement à la mer qui ont fait naître chez Hocine Boukella, l’envie d’explorer l’esprit de ces chants, façonné par un monde de légendes et de récits de vies, et dont il ne reste que peu de traces hors de la tradition orale. Empruntant le texte à la plume romanesque de son ami le poète kabyle Ameziane Kezzar et la musique aux chants marins traditionnels français et anglais, le musicien rend un hommage unique en son genre aux hommes de la mer. Avec justesse, il y évoque la réalité d’une vie d’itinérance, de travail, d’amours perdus ou de vie en communauté ainsi que le quotidien en mer à la merci des éléments et investi de créatures chimériques.

Si les 24 chansons des deux volumes de « Izlan Ibariyen » (2009, 2013) célèbrent les falaises de Kabylie, elles demeurent des passerelles entre toutes les rives de la Méditerranée. A l’image des marins qu’il célèbre, SIDI BEMOL confirme son talent de navigateur hors pair entre la tradition et la modernité, entre la gravité des sentiments et la légèreté libératrice d’une humanité généreuse et festive. En 2015, l’acteur, humoriste et écrivain algérien Fellag découvre avec bonheur le travail de Hocine Boukella. A l’occasion des Nuits de Fourvière (2017), les deux artistes s’associent pour une création commune autour de ce répertoire.

 – GOURBI ROCK : CHOUF !
Pour ce projet b
ooking Tour’n’sol prod : Allemagne, Belgique, Autriche et Luxembourg uniquement.
Contact booking France et reste du monde :  Koudju

Qu’il signe la naissance d’un nouveau genre musical ou qu’il demeure une simple appellation héritée de la plume du journaliste algérien Aziz Smati, le « gourbi rock » de SIDI BEMOL continue à surprendre et à questionner.

“On n’ira pas par quatre chemins : Chouf ! est un projet rock, un vrai, ruisselant des énergies qui irriguent les veines d’un artiste unique en son genre, Hocine Boukella, ici plus charismatique que jamais aux commandes de son groupe Sidi Bemol. C’est le rock en effet qui lui a inoculé un beau jour le virus de la musique, forgeant son désir de chanter et prendre en main une guitare.

Retour cinglant à ses premières amours, Chouf ! se présente comme un manifeste électrique échappant aux pièges des modes par sa forme épurée. Et si l’on retrouve bien l’environnement singulier du musicien algérien qu’on connaît depuis près de trente ans, le graphiste – Elho a plus d’une corde à son arc – n’est jamais loin, qui couche sur le papier des textes pensés à la façon de dessins. Souvent au moyen d’une seule image, comme une sorte de petit strip qui dirait tout en un temps très court. Alors, « gourbi », « gnawi » ou toute autre appellation pour définir son idiome : qu’importe… Ici forme musicale et fond anthropologique sont en harmonie pour aller à l’essentiel et dire la vie….

Chouf ! est un appel vibrant au maintien en éveil de nos consciences face aux errances d’un monde en proie à la corruption et à l’omniprésence des religions, quand nos sociétés devraient au contraire se prévaloir d’une quête de savoir et de la prise en compte de l’Autre. Le titre du disque ne dit rien d’autre, d’ailleurs : « regarde ! » On peut se souvenir également que Hocine Boukella est un scientifique de formation. Pour lui, biologie et musique avancent main dans la main, toutes deux ayant pour vocation première l’observation de la vie. Il ne se prive pas, d’ailleurs, de railler le charlatan (« Cheikh Chelwachi ») qui se cache derrière les écrits saints alors que le plus admirable des textes est sans nul doute le « livre de la nature », cette nature qu’on ne saurait comprendre avec des formules magiques.

Formation

L’ODYSSEE DE FULAY,  Chants Berbères Antiques
Hocine Boukella :
auteur du récit, compositeur-arrangeur des musiques, musicien et chanteur.
Damien Fleau : xylophone, flutes, piano, chœur.
Maxime Fleau : percussions, clarinette, chœur.
Kên Higelin :
mise en scène.
Ghislaine Herbera :
scénographie.

CHANTS DE MARINS KABYLES – « Izlan Ibariyen »
Hocine Boukella : guitare, chant
Abdenour Djemaï : guitare, chœurs
Eric Rakotoarivony: basse, chœurs
Damien Fleau : saxophones, chœurs
Maxime Fleau : batterie, chœurs.

GOURBI ROCK / CHOUF !
Hocine Boukella : guitare, chant
Abdenour Djemaï :
guitare, chœurs
Eric Rakotoarivony  :
basse
Mamoun Dehane :
batterie, chœurs.

 

 

Pour Info

Groupe résident en France et disponible, toute l’année, à la programmation et pour des actions pédagogiques.

PRESSE

“Un blues’n’roll attitude…. Troubadour au sens noble du terme, passeur entre Orient et Occident, son “Afya” nous ouvre les portes d’une perception du monde apaisée, dans la joie, la danse, et finalement la bonne humeur. Et l’on découvre une musique enivrante, un personnage attachant, un album neuf (9), où l’on plane et où l’on remue.. Que dire d’autre tant la sérénité de Sidi Bémol s’entend dans nos oreilles, que dire d’autre de cette paix chaleureuse si ce n’est qu’il va falloir dénicher les huit précédents” > Centre Presse

“Il navigue subtilement entre chants traditionnels et musiques contemporaines, claironnant que l’ouverture sur le monde provoque les rencontre les plus riches. On veut bien le suivre au bout du monde !”>Racines

“Artistique atypique et iconoclaste, Sidi Bemol est un curieux du monde. Il prouve sur ce disque qu’il n’a rien perdu de sa créativité. Sa voix rauque et chaude glisse sur sa poésie” > Le Populaire du Centre 

Tel un barde un brin désabusé, un stoïcien amusé qui aurait enfin pu jeter à la mer ces cartes, fiches et tampons qui déterminent ici-bas la condition de l’exilé (“Etranger où que j’aille, / Mes drapeaux, mes médailles / Ne sont que des chansons / Juste un détail”, chante-t-il dans Apatride), Sidi Bemol y poursuit sa navigation entre folk berbère, chaâbi algérois et chant indien, s’offrant même une interprétation personnelle d’un titre du génie du qawwali Nusrat Fateh Ali Khan pour délivrer son ultime sagesse : “L’amour est mon juge / Quoi qu’il advienne” > Les Inrocks

Références

Sélection officielle Visa For Music 2015 (MAROC), Festival du chant de marin, Festival de Tabarka (TUNISIE), New Morning, Cabaret Sauvage, Festival de lOh !, Festival Villes des musiques du Monde, Festival des Musiques dici et dailleurs, Festival International de la BD (FIBDA), Festival de la littérature dAlger (FELIV), Festival Strasbourg Med, Festival Panafricain, Festival Nuits dAfrique, Sunfest Festival (CANADA), Institut du Monde Arabe, Festival du Monde Arabe, Festival Toucouleurs, MuCem, Scène d’été à la Villette, Timitar, EL GANAÏNA (Egypte), …

Voir le bon documentaire, réalisé par Mohamed Berkani : “Cheikh Sidi Bémol : Sur le Chemin de Bouzeguène”