OCEANIC TRANCE NOTRE NOUVELLE CREATION

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La rencontre envoutante entre des conques et des rythmes afro-gnawa-jazz !

FANFARAÏ PRÉPARE SON 3ème ALBUM !

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La tournée de cet été en Algérie va contribuer à y donner un souffle particulier.

POUR LA DÉFENSE DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE !

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On espère que cette année sera plus pacifique.

VOIR “BALADJI”  LE BEAU CLIP DE BANIA !

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BANIA sera en concert le 22 avril à l’Entrepôt à Paris.

SIDI BEMOL

FRANCE - ALGERIE

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Biographie 

Étonnant par la richesse de ses musiques et de ses influences Cheikh Sidi Bémol (alias Hocine Boukella ou Elho) est LE compositeur algérien de l’entre-deux. Artiste en perpétuelle fusion entre tradition ancestrale et modernité, entre chaâbi ( musique populaire algérienne), gnawi, blues, rock, berbère et celte, il tisse, depuis plus de 15 ans, sans relâche, de nouvelles nappes musicales originales. Changeant de langue, comme il change de registre, les textes de Sidi Bémol ne sont jamais anodins, tour à tour poétiques, nostalgiques, critiques, humoristiques et toujours tendres au fond…. Véritable poète des temps modernes, très populaire en son pays, il est l’un des plus inclassables des artistes de son époque, traçant sa route, et celle de sa musique, à l’ombre des lumières aveuglantes du show biz.

En 1998, Cheikh Sidi Bémol enregistre un premier disque étonnant de fraîcheur, inclassable par ses sonorités bédouines, blues, traditionnelles et rock, avec la complicité d’artistes qui marqueront la scène musicale algérienne, Youcef Boukella, Kamel Tenfiche et Khliff Miziallaoua (Orchestre National Barbès), Amazigh Kateb (Gnawa Diffusion), Karim Ziad, Michel Alibo, les frères Laoufi (Gaâda Diwan Béchar)…
Sept albums plus tard, Sidi Bémol surprend toujours par la créativité et la diversité de son univers. Du « gourbi rock » des débuts, au « berbéro celtic groove » de l’album «Paris-Alger-Bouzeguène» en passant par les « chants marins kabyles », Sidi Bémol bourlingue, brassant les musiques du Maghreb et du Monde, créant des fusions originales, modernes et authentiques.

Son âme d’explorateur qui musarde, butine, mixe et féconde est peut-être un héritage de l’esprit de Si Mohand Ou Mhand, poète de l’errance et grand barde emblématique de sa Kabylie d’origine. D’ailleurs, Sidi Bémol est aussi un « vagabond » de l’écrit, se jouant des mots et des langues (arabe, kabyle, français, anglais…), dans des textes souvent acides, mais toujours empreints d’humour, de poésie et de tendresse.

Alger Paris
Dans les années 80, Hocine Boukella (futur Cheikh Sidi Bémol), est un étudiant Algérois qui taquine la guitare et la plume. Musicien, il évolue dans les milieux underground où les musiques maghrébines novatrices sont en gestation ; il est également bédéiste, mais ses planches sont clouées au pilori par une censure frileuse. Bref! Il vit la galère artistique des jeunes créateurs pris aux rets d’une culture officielle sclérosée. En 1985, il s’offre un recul, loin du microcosme frustrant d’Alger: il débarque à Paris pour… un doctorat en génétique des populations. La quiétude universitaire sera de courte durée.
En 1988, il quitte la science pour se consacrer à l’art. Des expositions de dessins, quelques rares concerts et, surtout, beaucoup de petits boulots sur des chantiers du bâtiment jalonneront cette période de galère artistique parisienne marquée par une expérience éprouvante de plusieurs années « sans papiers », avant d’arriver enfin à… « L’Usine »!
En 1997, Sidi Bémol et des amis musiciens algériens, compagnons de galères, se regroupent en collectif pour louer un local désaffecté qui devient vite un point de ralliement incontournables pour la scène algérienne de Paris, et un laboratoire de création artistique où mûriront de nombreuses expériences musicales comme celles de l’ONB, de Gaâda Diwane de Béchar, et de Sidi Bémol. Le lieu accueille également de plasticiens, des photographes, le site Internet PlaNet DZ etc. Il est baptisé « LOUZINE » (« l’usine », prononcé à la manière des « chibanis »), clin d’œil à une certaine filiation des exils. Un film témoigne de la vitalité de ce vivier : « Bled Music à l’Usine » (documentaire réalisé par Samia Chala & Sid Ahmed Sémiane en 2007).
Pendant 10 ans, Sidi Bémol dirige l’association des artistes de L’Usine tout en menant sa carrière de musicien et de dessinateur. Il organise l’aménagement de studios de répétition et d’enregistrement et oriente l’activité dans le sens de la professionnalisation des artistes, il gère également les rapports délicats entre artistes, les relations fluctuantes avec les institutions municipales et les conflits inévitables avec les propriétaires des locaux. En 2007, l’aventure de L’Usine prend fin et Sidi Bémol se consacre pleinement à la musique et au dessin dans le cadre du label qu’il a créé : CSB Productions.

Gourbi Rock
Les trois premiers albums (Cheikh Sidi Bémol, Samarkand 1998 ; El Bandi, CSB prod. 2003 ; Gourbi Rock, CSB prod. 2007) marquent par l’originalité d’un style nouveau dit « gourbi rock », mêlant blues et musiques du terroir (gnawi, berbère, chaâbi, etc.) en une synthèse tonique et bourrée d’humour. C’est la « Sidi Bémol touch ». Elle fait mouche. Son premier concert à Alger en sera une preuve particulièrement émouvante (après un exil de 12 ans) dont témoigne un album live (Bledstock, 2000). Cheikh Sidi Bémol enchaîne les scènes (France, Algérie, Québec, Suède, Espagne, Belgique, Maroc, Tunisie…). En 2008, c’est la consécration à Alger : deux soirées à guichets fermés devant une dizaine de milliers de fans déchaînés, qui s’époumonent en chœur sur ses titres, dont certains sont devenus cultes, de vrais cris de ralliement de la jeunesse algérienne, notamment « El Bandi » (libre adaptation de « Celui a mal tourné » de Brassens) et « Ma kayen walou kima l’amour » (Rien ne vaut l’amour), un hymne libertaire vigoureux que le réalisateur franco-algérien Lyes Salem mit au générique de son film « Mascarades » (UGC-Canal +, 2008). Ce succès, loin d’enfermer Cheikh Sidi Bémol dans un genre, l’encourage à être lui-même, explorant davantage d’autres synthèses musicales, déjà tentées ou en gestation dans ses albums.

Chants Marins Kabyles
« Izlan Ibahriyen » (CSB prod. Vol. 1, 2008 et Vol. 2, 2013) revisite l’univers et la culture marins. Comment Cheikh Sidi Bémol pouvait-il rester sourd aux chants de sirène d’un patrimoine universel, transnational et cosmopolite par définition, lui, l’enfant de la mer, le troubadour-trotter ? Il y adapte en kabyle, avec la complicité du poète Ameziane Kezzar, des chants traditionnels glanés aux quatre coins des mers, dont une version remarquable du titre « Le Sillon de Talberg » rendu mythique par Jacques Brel dans le « Port d’Amsterdam ». Ces albums sont un appel du large, dans une Algérie qui peine à assumer sa dimension méditerranéenne ; ils drainent un parfum paillard et libertin qui « secoue les cocotiers » et agite les chevelures des femmes. Au-delà, c’est un hymne au voyage vers l’Autre, vers l’Ailleurs.

Paris Alger Bouzeguène
Bouzeguène, c’est le petit bout de Kabylie dont partit son vieil instituteur de père pour s’installer à Alger. « Paris-Alger-Bouzeguène » sonne comme un « retour » mais il n’en est pas, vraiment un. Ce n’est pas un retour car Cheikh Sidi Bémol est parti sans quitter. Dans cet album, Sidi Bémol expérimente le mixage des musiques celtes et berbères, comme il l’avait déjà fait en 2001, dans le cadre d’une collaboration éphémère avec le groupe Thalweg.

Afya
Sidi Bémol peaufine de nouveaux voyages musicaux qui vont féconder les musiques algériennes au cœur des musiques indiennes, et tziganes. Ce projet, en cours de réalisation, est issu d’une rencontre avec des musiciens d’Europe de l’Est et du Rajasthan lors d’un festival à Alger. Une douzaine de titres seront enregistrés début 2014 et réunis dans un album dédié aux Roms, trop souvent stigmatisés ces derniers temps, et à leur musique généreuse. »
Salim Aïssa, 2013

Sidi Bémol c’est aussi un label de production de disque et de spectacle, CSB Productions, qui lui permet de produire ses propres albums mais également ceux de Azenzar, chanteur kabyle, Zerda, groupe de rock algérois, ainsi que Sortie d’Usine, une compilation réunissant 20 titres des musiciens de Louzine, collectif d’artistes français et maghrébins au sein duquel évolue l’Orchestre National de Barbes, Gaada Diwane de Béchar…
Toujours en quête d’indépendance il crée également le distributeur en ligne Undergroone.

Formation

Hocine Boukella : guitare, chant
Abdenour Djemaï  : guitare, chœurs
Jean Rollet-Gérard ou Eric Rakotoarivony  : basse, chœurs
Damien Fleau : saxophones tenor et soprano, chœurs
Maxime Fleau : batterie, chœurs

Pour Info

Groupe résident en France et disponible, toute l’année, à la programmation et pour des actions pédagogiques.

PRESSE

Extraits de presse de “Afya” , dernier album de SIDI BEMOL

“Le 9ème album d’un éternel nomade musical…. Enivrant” > Afrique Magazine

 

“Un blues’n’roll attitude…. Troubadour au sens noble du terme, passeur entre Orient et Occident, son “Afya” nous ouvre les portes d’une perception du monde apaisée, dans la joie, la danse, et finalement la bonne humeur. Et l’on découvre une musique enivrante, un personnage attachant, un album neuf (9), où l’on plane et où l’on remue.. Que dire d’autre tant la sérénité de Sidi Bémol s’entend dans nos oreilles, que dire d’autre de cette paix chaleureuse si ce n’est qu’il va falloir dénicher les huit précédents” > Centre Presse

“Il navigue subtilement entre chants traditionnels et musiques contemporaines, claironnant que l’ouverture sur le monde provoque les rencontre les plus riches. On veut bien le suivre au bout du monde !”>Racines

 

“Artistique atypique et iconoclaste, Sidi Bemol est un curieux du monde. Il prouve sur ce disque qu’il n’a rien perdu de sa créativité. Sa voix rauque et chaude glisse sur sa poésie” > Le Populaire du Centre

 

“… Oylum… l’attaque du morceau pourrait faire penser à une rengaine bretonne dont Alan Stivell se régalerait, alors qu’il s’agit en réalité d’un thème traditionnel turc ! Plus loin, une escapade aux couleurs jamaïcaines (Viraj), surgit une adaptation de The Face of Love, rebaptisée Afya. Interprétée à l’origine, en 1995, par le pakistanais Nusrat Fateh Ali Khan, elle donne l’occasion aux invités indiens du groupe Dhoad de s’illustrer avec leurs tablas…. Ballade apatride… Un texte en français, des mots forts, une émotion qui traverse les instruments, le micro, avec une voix et un chant qui prennent par moment des accents “Aznavouriens” aussi vibrants qu’inattendus” >RFI Musique

 

Tel un barde un brin désabusé, un stoïcien amusé qui aurait enfin pu jeter à la mer ces cartes, fiches et tampons qui déterminent ici-bas la condition de l’exilé (“Etranger où que j’aille, / Mes drapeaux, mes médailles / Ne sont que des chansons / Juste un détail”, chante-t-il dans Apatride), Sidi Bemol y poursuit sa navigation entre folk berbère, chaâbi algérois et chant indien, s’offrant même une interprétation personnelle d’un titre du génie du qawwali Nusrat Fateh Ali Khan pour délivrer son ultime sagesse : “L’amour est mon juge / Quoi qu’il advienne”. Les Inrocks

 

Références

Sélection officielle de VISA FOR MUSIC 2015, Sidi Bémol a parcouru le monde en se produisant en Angleterre, en Belgique, en Suisse, au Canada, en Suède, en Espagne, en France, au Maroc , en Algérie, en Tunisie… participant à de prestigieux festivals, ou jouant proche de son public, dans des lieux très intimistes (Tunisie 21, Festival de Tabarka, New Morning, Cabaret Sauvage, Festival de l’Oh, Festival  Villes des musiques du Monde,  Festival des Musiques d’ici et d’ailleurs, Festival International de la Bande Dessinée (FIBDA), Festival Moonfest, Festival de la littérature d’Alger (FELIV), Festival Strasbourg Med,  Festival Panafricain, Festival Nuits d’Afrique, Sunfest Festival, Festival du Monde Arabe,  Festival Toucouleurs, MuCem, Festival du Chant de Marin, Scène d’été à La Villette, etc.)

Ses titres on été retenus dans de nombreuses compilations dans le monde. 2 livres, 2 DVD live de ses spectacles, 9 albums et des documentaires qui lui sont consacrés, rendent compte de la richesse et du foisonnement de l’artiste.

Voir le bon documentaire, réalisé par Mohamed Berkani :
“Cheikh Sidi Bémol : Sur le Chemin de Bouzeguène”