Al Akhareen, sorti le 02 Mars 2018 (Les couleurs du son/ L’autre distribution)

L’une, la flûtiste Naïssam Jalal, est née en France de parents immigrés syriens. L’autre, le rappeur palestinien Osloob, dans un camp de réfugiés au Liban. Toute leur vie, ces deux-là se sont sentis différents : où qu’ils aillent, ils étaient al ‘akhrin, les autres en arabe. Depuis leur rencontre en 2009, leur projet s’est affiné entre Beyrouth et Paris, où ils vivent aujourd’hui. Ensemble – lui aux machines et au micro, elle à la flûte et en renfort chanté –, ils ont bâti un répertoire inédit et sans concession. Pour ce disque, Mehdi Chaïb aux saxophones et aux percussions, Sébastien Le Bon à la batterie,  Viryane Say à la basse et Dj Junkaz Lou aux platines sont venus renforcer leur propos. Les paroles, traduites dans le livret, décrivent les sentiments extrêmes de ceux qui se sentent pris en otage entre violence religieuse et agressions marchandes ou racontent le désarroi du réfugié et les souffrances du clandestin. Osloob a développé une poétique poignante qui trouve son équilibre sur ces beats qui groovent tandis que les thèmes, soufflés dans le roseau ou le métal des flûtes de Naïssam, apportent un lyrisme plein d’espérance. Ce disque urgent témoigne mais semble aussi porter un message : le monde est sombre mais si l’on résiste, à tout moment, le soleil peut se lever. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz

 

OSLOOB : Rap, voice, beatbox
NAÏSSAM JALAL : Flute, nay, voice
MEHDI CHAÏB : Sax. tenor & soprano, perc.
VIRYANE SAY : Bass
SÉBASTIEN LE BON : Drums
DJ JUNKAZ LOU : Turntables